Scènes de la vie agricole en 1944

Les photos de cet article proviennent de la collection de Mme Marie-Claude Farque.

Tracteur_1944
Le tracteur..

Tracteur_gazogene_1944
Le tracteur équipé de son gazogène,
époque de pénurie oblige..

Les moissons

 Moissons_1944 Toute la famille participe à la moisson !

Fin de la journée.. la famille est réunie, dans la bonne humeur, devant la ferme.

Cette maison a été démolie.
Une autre a pris sa place au n°7 Grande Rue.

Moissons_terminées

Le maréchal-ferrant et son aide

Cette maréchalerie se tenait au n°18 Grande Rue à Phaffans. Dans les années 1950, l'évolution du monde agricole avec l'arrivée de la mécanisation, l'activité du maréchal-ferrant dut évoluer vers la ferronnerie et la serrurerie.

Ce métier exigeait une force musculaire que seuls des hommes robustes pouvaient déployer. Le maréchal devait être assisté d'un "arpète" ou, à défaut, du client pour sécuriser les opérations. Le fer devait s'adapter à la forme du pied, non l'inverse ; les mauvais ouvriers trichaient en taillant la muraille du sabot. Leur savoir-faire est décrit ci-dessous dans un extrait de "Les gagne-misère" de Gérard Boutet (voir ce site).

« Le ferrage était une opération compliquée et dangereuse. [..] Le plus difficile consistait à ferrer les pieds de devant, qu'il fallait maintenir pliés à l'aide d'une courroie passée dans le crochet du collier. Le ferrage des sabots de derrière était relativement plus facile. Le "teneur" s'accotait contre la fesse de la bête, bien d'aplomb sur ses jambes écartées et soulevait le pied avec la courroie enroulée dans ses mains. Le maréchal travaillait constamment courbé, sa "boîte à ferrer" à portée de main [..] La simple longe attachée à un anneau du mur ne suffisait pas toujours à immobiliser un cheval. On le maîtrisait alors avec un serre-nez, long bâton terminé par une boucle de corde que l'on vrillait dès que l'animal renâclait. Quand une carne semblait par trop récalcitrante, on la poussait dans une sorte de cage, le "travail ", fabriquée à cet effet par le charron. [..]
Tout d'abord le maréchal débrochait le fer usagé et l'arrachait avec les tricoises, puis il éliminait l'excédent de corne à l'aide d'une lame appelée "rogne-pied" et d'une mailloche. Il nettoyait aussi le dessous du sabot à la rénette et en râpait les côtés. Le maréchal disait qu'il "parait". Un pied de devant était posé sur un trépied, la "biquette" ; un de derrière, relevé à la courroie.
Le fer chauffait entre-temps sous le charbon ravivé au soufflet. Le maréchal ne le présentait que lorsqu'il virait au rouge sombre. C'était l'ajustage. Il fallait faire vite de façon que le fer égalise la sole sans en brûler la corne. Au besoin on le corrigeait sur l'enclume pour qu'il "porte" bien. Enfin on l'appliquait.
Le fer refroidi et mis en place, le brochage suivait aussitôt. Les clous à tête carrée étaient enfoncés dans la corne qu'ils transperçaient. Le maréchal en coupait la pointe avec ses tenailles, puis il les "dégorgeait", c'est-à-dire qu'il encochait le sabot pour que l'extrémité des clous, repliée au brochoir, ne dépasse point. Un coup de lime fignolait le boulot et donnait le "fil d'argent". La main ne devait pas sentir le clou à la caresse du sabot. Un cheval qu'on piquait malencontreusement au brochage était une bête qui souffrait [..]
On ferrait en principe les pieds deux à deux pour ne pas déséquilibrer la marche du cheval. Souvent on changeait les quatre fers à la fois. Le maréchal regardait toujours s'éloigner l'animal qu'il venait de ferrer, comme pour se convaincre, en suivant son encensement régulier, qu'il n'avait point salopé l'ouvrage.
»

Marechal-ferrant
..Le "teneur" s'accotait contre la fesse de la bête, bien
d'aplomb sur ses jambes écartées et soulevait le pied..

 

 

 


Une enseigne d'une maréchalerie (Nancray)

Les jeunes de Phaffans en 1944

Reconnaissez-vous quelqu'un ?

Groupe_de_jeunes_1944

 

 

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