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«La Bique» est né(e) à Belfort !
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Le site de l'Association des Amis du Grandvaux, dont je suis le webmestre, va me permettre de vous emmener du Territoire de Belfort vers mon pays natal . Il vous offrira la biographie de Numa Magnin et l'histoire de cette région naturelle des hauts plateaux du Jura.
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Le Territoire de Belfort eut à subir de nombreux bombardements à partir de septembre 1914, mais surtout en 1915 car les objectifs devinrent à la fois militaires et civiles. L'offensive aérienne la plus sérieuse eut lieu le 17 octobre 1915 lorsqu'une dizaine d'avions allemands ("les sinistres Tauben") bombardèrent la ville. A partir de février 1916, un canon «Kaiser Wilhelm» de calibre 380 ,faisant 17 mètres de long, envoyait des obus de 700kg depuis Zillisheim situé à 30km de Belfort. Les tirs, peu précis, provoquèrent la terreur parmi la population, et ne firent "que" 4 morts en octobre 1916, après quoi le canon fut démonté pour être installé dans un autre secteur du front. |
 Dessin A. Puyplat |

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Le Grandvallier Numa Magnin fut directeur de l'École Normale à Belfort de 1908 à 1921. Pendant la Grande Guerre, il fut mobilisé dans l'armée territoriale dans son établissement transformé en caserne. A partir d'octobre 1914 il cumula jusqu'à la fin des hostilités la fonction d'inspecteur primaire pour le Territoire de Belfort et pour la petite partie sud de l'Alsace reconquise (Thann, Masevaux, Dannemarie..) .
Numa Magnien écrivit, en particulier, trois livres des aventures de son ami d'enfance, Narcisse Bailly-Maître. Dans la préface du premier tome, «Histoire de la Bique», dédié à son fils, il raconte l'ambiance qui régnait à Belfort sous les bombardements et comment est né ce personnage :
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«Quand les avions allemands, les sinistres «Tauben», faisaient des incursions nocturnes sur Belfort, pendant la guerre, il fallait veiller ; leurs bombes et leurs torpilles incendiaires nous obligeaient parfois à descendre à la cave pour y chercher la sécurité. Toute l'école était sur pied. Dans ta belle insouciance du danger, tu prenais les alertes des sirènes et les sonneries des clairons pour une fanfare, les éclairs des éclatements et des coups de canon pour un feu d'artifice. Tu ne pouvais croire que l'ennemi voulût tuer des femmes et les enfants endormis. Tu ne consentais qu'en maugréant à être dérangé dans ton sommeil et à quitter le lit, et c'était toute une affaire, quand nous devions t'emporter, enveloppé dans les couvertures. Pour te tenir éveillé, le plus longtemps possible, comme dans les Mille et une Nuits, je te racontais des histoires du Haut Jura, et c'est ainsi que la physionomie de La Bique, un ami d'enfance, se dessina et se précisa peu à peu au cours des nombreuses soirées où nous essayions, en famille, de distraire notre pensée des événements angoissants et de la détourner un instant, oh ! pas longtemps, de ceux qui se battaient pour nous.» - Fort du Plasne (Jura) 11 septembre 1922.
Bibliographie de "la Bique":
Éditeur Marque-Maillard à Lons le Saunier Ces livres sont difficiles à trouver parce qu'ils ne sont plus édités, alors cherchez chez les bouquinistes.
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