Le baron de Dietrich cite Phaffans dans la liste des mines de fer qu'il visita en "Haute et Basse Alsace" à la fin du 18ième siècle. On ne trouve pas d'anciennes exploitations sur le territoire de la commune. Il évoquait alors la paroisse de Phaffans, dont le périmètre comprenait les mines les plus riches de Roppe et d'Eguenigue. D'autres minières furent exploitées comme celles de Bessoncourt et de Vétrigne au lieu dit "Les Mines". On sait qu'un mineur de fer, Conrad Barre habitait le village vers 1761.

Encyclopédie Diderot et d'Alembert
"Tirage et transport de la mine en grain"
L'extraction du fer a pris son essor en 1688 lorsque les Mazarin rachetèrent le droit de "tirer la mine" aux seigneurs de Roppe.
Le minerai se présente essentiellement sous forme pisolithique dans des argiles rouges (bolus), ressemblant en forme et en couleur à des grains de café. Il est contenu dans des dépôts de remplissage de poches karstiques creusées dans les calcaires du Jurassique supérieur. On le trouve aussi sous forme de nodules informes allant jusqu'à la taille du poing. Son exploitation était difficile car les mineurs devaient travailler dans des puits profonds et étroits, souvent inondés. Le 5 avril 1728 huit mineurs périrent noyés à Éguenigue ; ils reposent encore dans le puits.
Pour sa transformation le minerai était livré aux "fourneaux" de Belfort, de Bethonvilliers ou de Masevaux.
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 Encyclopédie Diderot et d'Alembert Fourneau à fer tel qu'il aurait pu exister à Bethonvilliers. La roue hydraulique anime un énorme soufflet.
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 Encyclopédie Diderot et d'Alembert Un patouillet est un lavoir à roue qui sépare le minerai de sa gangue.
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Pour sa transformation le minerai était livré aux "fourneaux" de Belfort, de Bethonvilliers ou de Masevaux.
Il faut signaler qu'à Phaffans "Sur Haguenau" on trouve à 50 cm de profondeur des concrétions d'oxyde de fer dans la couche d'argile dure sous-jacente à la terre arable.
Description des mines par le baron P-F. de Dietrich
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Le baron Philippe-Frédéric de Dietrich, est né le 14 novembre 1748 à Strasbourg. Membre du Sénat, secrétaire-interprète du Mérite Militaire, secrétaire général des Suisses et Grisons, inspecteur des mines, forges et usines de France, de Corse et d'Angleterre. Membre de l'académie des Sciences (1786), maire de Strasbourg de 1790 à 1792.
Il refusa de voter la mort du Roi et devait être une des victimes du régime de la Terreur. Il fut guillotiné à Paris en 1793 à la suite d'un procès inique car il avait été acquitté en première instance. Quand qu'il occupa les responsabilités de commissaire du roi à la visite des usines, des bouches à feu et des forêts du royaume, il publia son très intéressant ouvrage, encore utile à consulter aujourd'hui : Description des gîtes de minerai... en 3 volumes. Le premier tome de 1786, est consacré aux Pyrénées, le deuxième de 1789 est relatif à la Haute et Basse-Alsace, et le troisième, publié seulement en 1799, mais écrit dès 1788, concerne la Lorraine méridionale.
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| C'est dans son salon que le jurassien Rouget de Lisle créa le Chant de l'Armée du Rhin qui devint la Marseillaise, chantée pour la première fois le 25 avril 1792. Philippe-Frédéric de Dietrich l'aurait accompagné lui-même au piano, car il était fort bon musicien. |
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Voici ci-dessous la reproduction in-extenso des pages de ce livre dans lesquelles sont décrites les mines de la Baroche. (Le livre complet peut être importé de la BNF en format PDF ou TIFF, une liaison FTP me semble plus efficace).
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(Le reste du chapitre est consacré aux conflits entre propriétaires et seigneurs survenus au cours de l'exploitation de ces minières)
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